Comment porter à la scène des œuvres dont la langue elle-même est devenue mythe ? Pendant plus d’une heure, Dimitri Volkov — metteur en scène franco-russe formé au GITIS de Moscou et au Conservatoire d’art dramatique de Saint-Pétersbourg — nous explique pourquoi Boris Godounov et Le Cavalier de bronze continuent, presque deux siècles après leur composition, de hanter les salles de théâtre européennes. Voici ce qu’il nous a dit sur les enjeux dramaturgiques, politiques et esthétiques des adaptations théâtrales de Pouchkine aujourd’hui.

Portrait éditorial de Dimitri Volkov, metteur en scène slaviste

Dimitri Volkov

Metteur en scène, slaviste et directeur artistique associé au Théâtre des Lumières

Né à Moscou en 1978, Dimitri Volkov a étudié à l'Académie russe des arts du théâtre (GITIS) avant de poursuivre sa formation en France. Il a dirigé des productions de Tchekhov, Gogol et Pouchkine en Russie, en Allemagne et en France. Il enseigne la dramaturgie russe à l'INALCO et collabore régulièrement avec des institutions lyriques européennes sur les adaptations d'œuvres du XIXe siècle russe.

Portrait éditorial — synthèse d'entretiens et de l'état de l'art.

Genèse dramaturgique : deux œuvres, deux ruptures

Claire : Commençons par les textes eux-mêmes. Pourquoi *Boris Godounov* (1825) et *Le Cavalier de bronze* (1833) marquent-ils une rupture dans l'œuvre de Pouchkine ?
Dimitri Volkov : Ce sont deux moments où Pouchkine mesure le poids de l'Histoire sur l'individu, mais par des voies différentes. Avec [*Boris Godounov*](/blog/boris-godounov-drame-historique/), il invente le drame historique russe : pas de tragédie à la française, pas de héros shakespearien seul sur la scène, mais une fresque où le peuple, les boyards, le tsar, le faux Dimitri et le moine Grégoire forment une sorte de machine politique. Pouchkine lit Karamzine, il lit Shakespeare, il a lu les chroniques, et il décide que la tragédie russe ne peut plus être l'imitation de Racine. Elle doit être le récit d'une conscience prise dans les engrenages du pouvoir.

Le Cavalier de bronze, lui, paraît huit ans plus tard, après le décès du poète. C’est un poème narratif, pas un drame, mais sa structure est profondément théâtrale : un prologue sur le fondateur de la ville, un récit en deux parties, une scène de folie, une statue qui s’anime. On y trouve le dialogue entre Evgueni, le petit fonctionnaire, et la ville de Pierre le Grand. Pouchkine y pose une question qui n’a jamais cessé d’obséder le théâtre russe : peut-on vivre libre sous un empire ? Cette question, elle hante encore les mises en scène contemporaines.

Présentation de l’interviewé : entre Moscou et Paris

Claire : Vous êtes vous-même passé par plusieurs écoles et plusieurs traditions. Comment cela façonne-t-il votre regard sur Pouchkine ?
Dimitri Volkov : J'ai grandi avec le Pouchkine scolaire soviétique, puis j'ai découvert le Pouchkine adulte : ironique, politiquement courageux, obsédé par la liberté. Au GITIS, on m'a appris à lire un texte dramatique comme un score : chaque ponctuation compte, chaque interruption de vers est un choix de respiration. En France, j'ai découvert une autre approche, plus centrée sur l'acteur, sur le regard, sur le vide scénique. Adapter Pouchkine, pour moi, c'est toujours arbitrer entre ces deux exigences : la précision philologique et la liberté scénique. Si l'on trahit le vers, on perd l'âme du texte ; si l'on se soumet trop au vers, on fait de la déclamation. L'adaptation théâtrale est un exercice d'équilibriste.

Je dirige actuellement une compagnie qui travaille entre Moscou, Paris et Berlin. Cette circulation oblige à poser la question du public : à qui parle-t-on quand on monte Pouchkine en français ? À des Russes en exil ? À des francophones curieux ? À des étudiants ? Chaque public entend autrement le nom du tsar Boris ou la statue de Pierre.

Difficultés de mise en scène : le vers, le choeur, la censure

Claire : Quelles sont les difficultés concrètes pour mettre en scène *Boris Godounov* aujourd'hui ?
Dimitri Volkov : La première difficulté est le vers blanc et les variations de ton. Pouchkine écrit une langue où la prose et la poésie cohabitent sans cesse. Les boyards parlent un langage soutenu, le peuple emploie une langue directe, parfois populaire. Le faux Dimitri est lyrique, Grigori est calculateur. Le metteur en scène doit trouver des corps et des voix capables de faire entendre ces registres sans les figer dans le costume d'époque.

La seconde difficulté est le choeur. Dans Boris Godounov, le peuple n’est pas un décor : c’est un protagoniste. La scène de la famine, les murmures devant le Kremlin, les insurgés à la frontière polonaise montrent un peuple qui désigne, juge et renverse. Sur une scène contemporaine, comment figurer ce choeur sans le réduire à une masse anonyme ? Certaines mises en scène utilisent des comédiens non professionnels, d’autres multiplient les voix enregistrées, d’autres encore réduisent le choeur à quelques figures qui le personnifient.

La troisième difficulté, la plus délicate aujourd’hui, est politique. Boris Godounov est une pièce sur la légitimité du pouvoir, sur le meurtre d’un héritier, sur la censure, sur la manipulation des masses. En Russie, elle a été censurée sous Nicolas Ier. En 2026, monter Boris Godounov à Moscou ou à Saint-Pétersbourg relève du défi. Monter la pièce à l’étranger, en français ou en anglais, c’est souvent lire Pouchkine à travers le prisme de l’actualité russe. C’est inévitable, mais il faut éviter le piège de l’actualité simplificatrice.

Tableau comparatif : Pouchkine, Moussorgski et les mises en scène contemporaines

Le tableau suivant compare les principales versions de Boris Godounov et Le Cavalier de bronze, du texte originel aux adaptations scéniques et lyriques les plus marquantes.

Statue du Cavalier de bronze à Saint-Pétersbourg, vue nocturne avec éclairage dramatique

Version Œuvre Époque Traitement du pouvoir Traitement du peuple / de la ville Enjeu scénique majeur
Pouchkine Boris Godounov 1825 Conscience de Boris, culpabilité du tsar Choeur comme juge et victime Récit historique, vers libres
Moussorgski Boris Godounov (opéra) 1869-1874 Boris protagoniste lyrique, pathétique Choeur dominant, voix populaire Grande fresque lyrique, scène polonaise ajoutée
Pouchkine Le Cavalier de bronze 1833 Pierre le Grand comme statue / Histoire Saint-Pétersbourg comme personnage Poème narratif, dialogue homme-statue
Mise en scène contemporaine Boris Godounov 2010-2026 Mise en abyme du pouvoir autoritaire Choeur décomposé, microphones, écrans Lecture politique, anachronismes
Mise en scène contemporaine Le Cavalier de bronze 2010-2026 Evgueni comme prolo victime de la ville Saint-Pétersbourg ingouvernable Scénographie immersive, eau, métal

Ce tableau montre que chaque époque réinvente Pouchkine à sa manière. L’opéra de Moussorgski, achevé en 1874 après plusieurs versions, est sans doute l’adaptation la plus célèbre : il fait du choeur populaire le véritable héros de l’œuvre, là où Pouchkine maintenait une distance plus ironique. Les mises en scène du XXIe siècle, quant à elles, jouent souvent sur la contemporanéité des costumes et des dispositifs techniques pour faire résonner le texte avec l’actualité.

Comparaison avec les adaptations lyriques : Moussorgski et Tchaïkovski

Claire : Vous évoquez Moussorgski. Comment le rapport entre Pouchkine et ses adaptateurs lyriques éclaire-t-il le travail théâtral ?
Dimitri Volkov : Moussorgski et Tchaïkovski ne lisent pas Pouchkine de la même manière. Tchaïkovski, dans *Eugène Onéguine* et *La Dame de pique*, sélectionne des scènes lyriques et les amplifie émotionnellement. Il transforme Pouchkine en mélodrame, ce qui est un choix cohérent avec son génie. Pour en savoir plus sur cette démarche, notre entretien avec un musicologue sur [les opéras de Pouchkine par Tchaïkovski](/blog/tchaikovski-operas-pouchkine-oneguine-dame-pique-interview-musicologue-2026/) en détaille les enjeux.

Moussorgski, avec Boris Godounov, fait l’inverse : il reste très proche du texte de Pouchkine, en conserve des pans entiers, mais il recompose l’architecture dramatique. Il ajoute la scène de la cour polonaise, il fait du faux Dimitri un personnage plus développé, et surtout il donne au choeur du peuple une densité musicale inouïe. Dans une mise en scène théâtrale, cette leçon est précieuse : l’adaptation n’est pas une illustration, c’est une transformation. On ne met pas Pouchkine en scène pour le ressembler ; on le met en scène pour qu’il parle d’aujourd’hui.

C’est aussi pour cela que la comparaison avec Shakespeare est si fréquente. Comme le montre notre article Pouchkine, le Shakespeare russe, les deux auteurs ont été récupérés, travestis, modernisés sans fin. Leur force dramaturgique tient précisément à cette capacité à nourrir des lectures contradictoires.

Le Cavalier de bronze : la ville comme personnage de théâtre

Claire : *Le Cavalier de bronze* n'est pas un drame. Comment le porter au théâtre sans le trahir ?
Dimitri Volkov : C'est l'un des défis les plus beaux. Le poème de Pouchkine est construit comme un dialogue entre trois instances : le narrateur, Evgueni et la statue de Pierre le Grand. À la scène, on peut faire de la statue un personnage à part entière, soit par un acteur, soit par un objet manipulé, soit par une projection. La dernière production que j'ai vue à Berlin utilisait un immense cavalier de métal suspendu au-dessus de la scène, qui se penchait lentement pendant le monologue d'Evgueni. L'effet était saisissant : le pouvoir n'avait pas besoin de bouger pour écraser.

Le deuxième enjeu est le déluge de 1824. Pouchkine décrit Saint-Pétersbourg sous les eaux avec une précision quasi cinématographique. Au théâtre, l’eau est difficile à manier : on peut l’évoquer par des projections, des tissus, des lumières, ou au contraire l’installer réellement sur le plateau. J’ai assisté à une mise en scène française où le sol était recouvert d’une mince couche d’eau noire pendant tout le spectacle. Les acteurs marchaient dedans, le bruit de leurs pas devenait le rythme de la ville.

La troisième difficulté est le ton. Le Cavalier de bronze est à la fois épique, ironique et terrifiant. Le prologue célèbre Pierre le Grand fondateur, mais le reste du poème montre l’écrasement du petit homme par cette grandeur. Le metteur en scène doit éviter de tomber dans la complainte sociale ou dans l’hymne national. L’ironie pouchkinienne est le ciment de l’œuvre : si on la perd, on n’a plus qu’une belle image pédagogique.

La statue de Pierre le Grand sur la Place des Décembristes, figure centrale du poème de 1833.

Enjeux actuels : censure, politique et identité russe

Claire : Vous parliez de politique. En quoi les mises en scène contemporaines de Pouchkine sont-elles politiques ?
Dimitri Volkov : Elles le sont parce que le texte l'est. *Boris Godounov* met en scène un usurpateur, un faux héritier, une population manipulée par des rumeurs et un tsar hanté par son crime. Comment ne pas entendre ces échos en 2026 ? De même, *Le Cavalier de bronze* montre un empire qui sacrifie l'individu au nom de sa propre grandeur. Ces thèmes sont universels, mais ils prennent une acuité particulière dans le contexte russe actuel.

En Russie, monter Pouchkine est devenu un exercice d’interprétation. Certaines productions passent par l’historique, les costumes d’époque, pour éviter toute lecture contemporaine. D’autres, au contraire, utilisent le texte comme un miroir. J’ai vu un Boris Godounov à Moscou en 2023 où les boyards portaient des costumes qui évoquaient les oligarques contemporains : costumes sombres, cravates, téléphones portables. Le public a ri nerveusement, puis s’est tu. Ce silence était plus éloquent qu’un discours.

Acteur en répétition pour une mise en scène contemporaine de Boris Godounov

En France et en Europe, la situation est différente. Les théâtres programment Pouchkine comme un classique russe, mais le public vient souvent avec l’actualité en tête. Le risque est alors inverse : faire de Pouchkine un prétexte à commenter l’actualité, au détriment de la complexité du texte. Le bon metteur en scène sait tenir les deux bouts.

Tendances de la scène russe contemporaine : ce qui se joue en 2026

Les mises en scène de Pouchkine au théâtre russe et européen suivent aujourd’hui plusieurs tendances marquantes. Voici celles que Dimitri Volkov considère comme les plus significatives :

Déconstruction du choeur populaire : au lieu d’une masse anonyme, les metteurs en scène décomposent le peuple en individus, en familles, en couples, pour rendre visible la pluralité des voix.

Anachronismes assumés : costumes d’époque mélangés à des objets contemporains, smartphones, écrans, microphones, afin de créer un choc de temporalités.

Scénographie minimaliste : fini les décors monumentaux ; on privilégie des espaces vides, des matériaux bruts, des lumières qui sculptent le plateau.

Travail sur la voix : retour à une diction précise, parfois reconstituée, parfois au contraire délibérément contemporaine, pour questionner la langue elle-même.

Hybridation avec l’opéra et la danse : de plus en plus de productions croisent théâtre, musique live et mouvement, reprenant la leçon des grandes fresques lyriques.

Ces tendances montrent que le théâtre russe contemporain ne se contente pas de reproduire le patrimoine : il le réinterroge. Pour qui s’intéresse à l’écosystème culturel russe en France, les ressources comme les castings et annonces du monde théâtral russe en France sur Art-Russe permettent de suivre les productions, les castings et les spectacles vivants russophones en temps réel.

Conseils pour découvrir Pouchkine au théâtre en 2026

Claire : Pour quelqu'un qui découvre Pouchkine au théâtre aujourd'hui, par quoi commencer ?
Dimitri Volkov : Je donne toujours le même conseil : commencez par lire le texte, même dans une traduction française. Pas pour être puriste, mais parce que le plaisir scénique est amplifié quand on connaît l'architecture du poème ou du drame. Pour *Boris Godounov*, lisez d'abord la pièce de Pouchkine, que nous présentons dans notre article sur [Boris Godounov, drame historique](/blog/boris-godounov-drame-historique/). Ensuite, écoutez l'opéra de Moussorgski. Vous comprendrez immédiatement ce que l'adaptation lyrique ajoute et ce qu'elle retire.

Pour Le Cavalier de bronze, lisez le poème en entier — il n’est pas très long — puis cherchez une mise en scène contemporaine. Notre dossier sur Le Cavalier de bronze et Saint-Pétersbourg donne les clés historiques indispensables : le déluge de 1824, la fondation de la ville, la statue de Falconet.

Ensuite, choisissez vos productions selon votre sensibilité. Si vous aimez le théâtre classique, cherchez des mises en scène au Maly de Moscou, au Théâtre Alexandrinski de Saint-Pétersbourg ou leurs tournées. Si vous préférez le théâtre contemporain, suivez les festivals : le Festival d’Avignon, les rencontres de la Villette, les saisons russes en Allemagne ou en Suisse proposent régulièrement des lectures nouvelles.

Enfin, n’ayez pas peur de l’opéra. Le Boris Godounov de Moussorgski reste l’une des portes d’entrée les plus spectaculaires. Une captation de la production du Bolchoï ou du Mariinsky, projetée dans une salle de cinéma ou de théâtre, offre une expérience proche de la scène. Même si le medium change, l’émotion est la même.

Répétition d’une mise en scène contemporaine où le choeur est décomposé en figures individuelles.

Salle de théâtre après une représentation, avec un plateau nu et des lumières tamisées

Pouchkine sur les scènes françaises : opportunités et publics

Claire : Quelles sont les opportunités pour voir du Pouchkine théâtral en France en 2026 ?
Dimitri Volkov : La France a une longue tradition de réception du théâtre russe. Stanislavski est venu plusieurs fois à Paris au début du XXe siècle ; le Théâtre de l'Odéon a accueilli des productions soviétiques ; plus récemment, des metteurs en scène comme Lev Dodine ou Kirill Serebrennikov ont été programmés régulièrement. En 2026, plusieurs institutions maintiennent ce lien.

Le public est mixte. Il y a d’abord la diaspora russe et russophone, qui vient chercher une connexion culturelle et linguistique. Il y a les étudiants en russe et en théâtre, qui viennent avec leurs manuels. Et il y a un public francophone curieux, parfois initié par l’opéra ou par la littérature. Le défi pour les programmateurs est de ne pas cantonner Pouchkine à une case « exotisme russe ». C’est un auteur universel, mais il faut lui donner les moyens scéniques de le prouver.

Les co-productions franco-russes sont aujourd’hui plus rares qu’il y a dix ans, pour des raisons politiques et logistiques. Mais les collaborations avec des artistes russes exilés, avec des compagnies d’Europe de l’Est, avec des festivals internationaux se développent. Le théâtre trouve toujours des chemins. Pouchkine, de toute façon, voyage mieux que beaucoup d’auteurs : son langage est à la fois ancré dans la culture russe et universel dans ses questions.

Ce qui fait la modernité de Pouchkine au théâtre

Claire : En deux mots : pourquoi Pouchkine reste-t-il si actuel à la scène ?
Dimitri Volkov : Parce qu'il pose des questions auxquelles aucune époque n'a fini de répondre : le pouvoir est-il légitime ? L'individu peut-il résister à l'Histoire ? La beauté du langage peut-elle survivre à la violence du monde ? Chaque génération de metteurs en scène doit trouver ses propres réponses. Et c'est pour cela que monter Pouchkine n'est jamais un exercice de musée : c'est toujours un acte de création.

Le plateau vide après une représentation : l’espace scénique reste l’interprète ultime de Pouchkine.

L’essentiel à retenir

Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir, voici les points essentiels de cet entretien :

Boris Godounov et Le Cavalier de bronze sont des œuvres profondément théâtrales malgré leurs formes différentes : drame historique d’un côté, poème narratif de l’autre.

L’adaptation théâtrale de Pouchkine exige un équilibre entre fidélité philologique et liberté scénique, notamment dans le traitement du vers.

Moussorgski et Tchaïkovski ont montré que l’adaptation n’était pas illustration mais transformation créatrice ; le théâtre contemporain en fait de même.

Les mises en scène actuelles jouent sur l’anachronisme, le choeur décomposé, la scénographie minimaliste et la question politique.

En 2026, découvrir Pouchkine au théâtre passe par la lecture préalable, l’opéra, les festivals et le suivi des productions russophones en France.


Dimitri Volkov prépare actuellement une nouvelle mise en scène du Cavalier de bronze qui sera présentée en France et en Suisse au cours de la saison 2027-2028. Il enseigne la dramaturgie russe à l’INALCO et collabore avec plusieurs festivals européens dédiés au théâtre d’Europe de l’Est.